Quels sont les types d'interventions chirurgie mammaire pratiquées en Tunisie ?
Au niveau de la chirurgie mammaire , on peut pratiquer :
- Une augmentation des seins par prothèses : c'est l'une des interventions les plus pratiquées en chirurgie mammaire en Tunisie, elle consiste à la mise en place d'implants mammaires pour augmenter le volume de la poitrine. Les prothèses mammaires sont choisies en fonction de la morphologie de la patiente et de la taille de poitrine désirée.
Selon le cas, la prothèse sera placée soit derrière la glande (position rétro-glandulaire) lorsque la patiente présente un volume de glande suffisant, soit en arrière du muscle (position rétro-pectorale) chez les patientes ayant une peau très mince avec peu de glande pour protéger la prothèse. Il n'y a donc aucune conséquence sur le fonctionnement de la glande mammaire ni sur sa surveillance (palpation, mammographie, échographie).
La prothèse peut être introduite par une courte incision mesurant moins de quatre centimètres et disparaît presque entièrement après quelques mois .la cicatrice est le plus souvent située dans le creux axillaire (aisselles) et parfois dans l'aréole mammaire. la discrétion de la cicatrice constitue un des gros avantages de la chirurgie réparatrice de sein. Il est à noter que cette intervention se déroule sous anesthésie générale et dure environ 1h.
Une nuit d'hospitalisation est nécessaire pour la surveillance postopératoire.
La patiente est opérée en position semi assise pour permettre un meilleur positionnement des implants mammaires.
Grâce à une amélioration importante sur le plan technique, cette intervention reste la seule méthode efficace pour augmenter le volume des seins de façon stable et durable et donne donc satisfaction dans la majorité des cas.
- Une réduction des seins (traitement de l’hypertrophie mammaire) :
L’hypertrophie mammaire se définit par une taille trop importante des seins par rapport à la morphologie de la patiente. Elle constitue à la fois un handicap physique et une gêne esthétique , ce qui justifie le recours à la chirurgie mammaire qui permet de remodeler la glande mammaire pour lui donner le volume souhaité et remettre les seins dans une meilleure position. Le principe de l’intervention consiste à effectuer une diminution des masses graisseuses de la poitrine et d’adapter ensuite la peau au volume de glande restant. On retire donc de la peau en trop afin d’ajuster l’enveloppe cutanée à la glande restante. D’autre part, on replace l’aréole en position normale en fonction du nouveau sein.
Les cicatrices consécutives à cette intervention seront les plus discrètes et les plus courtes possibles. L’intervention de chirurgie de diminution des seins se pratique sous anesthésie générale, nécessite une nuit d’hospitalisation et environ une semaine de convalescence.
Il est à noter que le port du soutien gorge est préconisé jour et nuit pendant une période de trois semaines.
- Redressement des seins (traitement de la ptose mammaire)
La ptose mammaire se définit par la chute du sein. Lorsqu’il n’existe pas d’hypertrophie mammaire associée, on parle alors de ptose pure. Cette ptose se voit surtout chez les femmes à la suite de grossesses et d’allaitement ou à la suite d’un amaigrissement.
Afin de remédier à ce relâchement des moyens de soutien, on a recours à la chirurgie esthétique réparatrice. En cas de volume suffisant, le principe de l’opération rejoint celui de la plastie mammaire de réduction en agissant seulement sur l’enveloppe cutanée et en gardant le même volume de glande. S’il existe un volume insuffisant, on peut compenser le manque de glande par une prothèse mammaire.
- Reconstruction du sein : chirurgie réparatrice du sein :
On a recours à la chirurgie réparatrice du sein en cas de gynécomastie (hypertrophie des seins chez l’homme), asymétrie, malformation des seins ou suite à une mastectomie (ablation des seins).
Il est à noter qu’en cas d’ablation du sein suite à un cancer ou par prévention, il faut attendre au minimum douze mois avant de décider d’une intervention de chirurgie réparatrice, afin d’éviter tout risque lié au traitement suivi (radiothérapie, chimiothérapie).